Thé à l'Avoine et Rhubarbe

VOEUX

le 27/12/2005 à 00h33

 2006 montre son nez et ça y est,ça recommence !

Quelle hypocrisie ! ou quelle inconscience ?

Chacun de nous sait bien que cette nouvelle année
Traîne dans ses valises son lot de calamités…
Trahisons, illusion, désillusions, humiliations, oppression, abandons, exclusions,
Orgueil,
Suffisance, méfiance, défiance, souffrances, intolérance,
Mensonge,
Egoïsme, racisme, sexisme, intégrisme, sectarisme,
Catastrophes,
Blessures, brûlures, ruptures,
Vide,
Injustices, sévices, supplice,
Mort,
Indifférence, violence, négligence, silences,
Larmes,
Lâcheté, rêves brisés, amour bafoué, nié, cœurs déchirés,
Naufrages
Dérobades, reculades,
Echec,
Espoirs déçus, regrets tus, promesses non tenues, refus,
Manque,
Erreurs, douleur, peur, pleurs, leurres,
Chagrin,
Habitudes, certitudes, rectitude, attitudes, solitude,
Oubli,
Attentes vaines, chaînes, haine,
Désespoir,
Tristesse, Tristesse, Tristesse, Tristesse, Tristesse, Tristesse…

Il faut pourtant sacrifier à la tradition ?
Alors sacrifions !
Mais ne comptez pas sur moi
pour vous souhaiter santé et joie !

Je voudrais juste savoir tricoter pour chacun de vous 365 petits bonheurs. Ceux qu’on ramasse en se baissant, qui passent inaperçus si on n’y prend pas garde, qu’on laisse filer quelquefois sans s’en rendre compte, ceux qu’on ne reconnaît pas…
La lumière d’un sourire, une poignée de main chaleureuse, un regard qui pétille, le rire d’un enfant, un chant d’oiseau, le tintement d’une cloche dans la paix du matin, le parfum d’une rose, l’éclosion d’une fleur rare, l’exubérance des premières primevères, les vagues d’un champ de blé sous la brise, la douceur d’un fruit, le croquant d’une amande, un petit bol de tendresse, un air oublié qui fait ressurgir des émotions d’enfant, une complicité, une attirance, une connivence, les premiers flocons qui dansent, l’or des forêts d’automne, un jardin qui frissonne, le coup de fil qu’on n’attendait plus, un feu dans la cheminée, une soirée entre amis, un pot d’anniversaire, des nouvelles d’un fils, ou d’un frère, un bateau qui revient, une amitié retrouvée…

Que chaque jour vous soit un fil pour une année velours,
Que chaque jour vous soit une fragrance pour une année parfum,
Que chaque jour vous soit un accord pour une année symphonie,
Que chaque jour vous soit une étincelle pour une année feu d’artifice,
Que chaque jour vous soit une bulle pour une année champagne.

 

 

BIENVENUE

le 27/12/2005 à 09h17

Toi qui passes ma porte, invité ou arrivé là par hasard, soit le bienvenu !


Billets d'humeur et Textes offerts ne sont pas là pour faire l'unanimité, mais pour susciter  la controverse et alimenter la discussion.


Puisse-tu trouver au détour de chaque article un petit quelque chose qui te touche, t'émeuve, te fasse sourire, ou t'exaspère.


Ris, pleure, applaudis des deux mains ou vitupère, mais surtout fais le sans contrainte et sans convenance. Sois ce que tu es et non pas ce qu'il faut paraître.


A bientôt peut-être, le plaisir de te lire... Je t'attends.



 

Parlez nous des enfants...

le 27/12/2005 à 16h31

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit : "Parlez-nous des Enfants". Et il dit :

 

Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

 

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, niais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

 

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches
puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie ;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.

 

Khalil Gibran, Le prophète

 

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